Les Conséquences De La Fonte Des Glaces

Le réchauffement du climat

Les signes du réchauffement sont indiscutables. Neige et glaces sont en recul : en Arctique, la banquise a perdu 10 % de sa surface et 40 % de son épaisseur depuis 1950. Quant au niveau de la mer, il est monté de 10 à 20 cm. Les pluies, elles, ont augmenté dans les régions nord.

Le réchauffement augmente l'évaporation, et donc les précipitations. Sous l'effet de l'excès de chaleur, l'eau des océans se dilate très peu, mais le volume est si important que cela a entraîné une montée du niveau moyen des mers de quelques 10 cm dans le courant du 20e siècle. Neige et glaces subissent aussi cette surchauffe.

L'eau supplémentaire due au recul des glaciers participe ainsi à la montée du niveau marin. Soit une hausse du niveau marin d'environ 15 cm : un rythme 10 fois plus important que ce que l'on connaît depuis 3000 ans !

Vermine polair

Un climat que l'on pourait croire stable

Le climat de la Terre varie naturellement, mais tellement lentement, qu'à l'échelle humaine ses changements sont imperceptibles. En effet, les plus larges se mesurent en dizaines de millions d' années, au rythme de la derive des continents.

Que faisiez vous au temps chauds...

Au temps des dinosaures, il faisait jusqu'à 20°C aux pôles! Il n' y avait aucune calotte glaciaire : la position des continents permettait une plus vaste circulation des océans et donc des échanges de chaleur plus importants. Il y a environ 65 millions d'années, le climat s'est refroidi et depuis 2 millions d'années les glaciations et les réchauffements alternent.

Et les peuples du Nord alors...

Le recul moyen de la banquise arctique entraînerait une augmentation des précipitations sur les terres voisines et tempèrerait le climat local. L'érosion endommage les constructions humaines (fondations des bâtiments, route, etc...). Les populations arctiques qui possèdent encore un style de vie traditionnel risquent de souffrir particulièrement des conséquences du réchauffement (chasse, élevage du renne, conservation des aliments…). La variation des caractéristiques de l'eau (salinité, nutriments, température…) affectera sans doute la répartition et la croissance des larves, des jeunes puis des adultes (morue, harengs, turbots du Groenland, crabes royaux…), bien que ces effets soient encore mal connus. En revanche, le réchauffement pourrait permettre l'ouverture de nouvelles routes maritimes.

Un milieu fragile

L'Homme s'implante depuis plus d'un siècle de façon intensive dans le milieu arctique : pêche, chasse, exploitations minières et pétrolières, industries et aujourd'hui, tourisme. Mais pas sans conséquences : certains stocks de poissons baissent, les engins de chantier détruisent les sols, la pollution infiltre les réseaux alimentaires (ours blancs, cétacés, hommes), etc. Quant au réchauffement climatique, il menace bien sûr les écosystèmes polaires.

Les régions arctiques

Actuellement, au Groenland, la calotte s'est amincie, mais au-dessus de 2000 m le bilan glaciaire semble équilibré. Dans l'avenir, l'augmentation des précipitations en Antarctique devrait l'épaissir, tandis que celle du Groenland devrait se réduire autours, accélérant les pertes en mer (icebergs). Les terres arctiques seront particulièrement affectées : l'évaporation par les plantes, l'apport en eau douce dans l'Océan Glacial augmentera, transformant les conditions de prise des glaces et de formation des eaux de surface. Changements saisonniers favoriseront les cycles de vie des insectes, des oiseaux (éclosion), des plantes (floraison avancée), etc.

Et le siècle prochain…

Malgré les incertitudes, toutes les prévisions vont dans le même sens : à cause de nos rejets en gaz à effet de serre, les phénomènes vont augmenter : la température devrait monter, nuages et pluies devraient augmenter ( ce n' est pas sûr). Suite à la fonte partielle des glaces, les mers pourraient monter d'1 mètre, la circulation des océans ralentir, l'océan Arctique recevoir un excès d'eau douce, etc. À moins que la Terre se régule mieux que prévu, tout cela affectera les paysages, la vie animale et végétale (reproduction, disparitions d'espèces, migrations, adaptations), l'évolution des sols, et donc nos activités : installations littorales, agriculture, exploitations des ressources, pêche, tourisme… Même si par endroits les conséquences pourraient être bénéfiques (recul des déserts…).

Comment réagir ?

Réduire nos rejets dans l'atmosphère permettrait de limiter les dégats. Pour enrayer ces changements, nous devrons tous accepter de:

- Réduire nos rejets dans l'atmosphère.

- Changer nos habitudes (utilisation d'énergies " propres ", transport publique, etc). Faisons vite, car les "corrections" prendront des années !

Les textes et les images de cette page ont été pris sur le site " www.jeanlouisetienne.com ", et ont été modifiés

 

Haut de page